
Après avoir râler contre un jeune vendeur de téléphonie qui doutait de mes capacités à faire fonctionner
J'avais à peine démarrer que je vois deux personnes entourant un homme à terre et quelques badauds autour.
Une fois titine stoppée je leur propose mon aide en tant que secouriste.
Un coup d'oeil m'a suffit pour constater qu'il était conscient et relativement calme.
La femme parlait visiblement avec les pompiers "Faut que vous veniez !! je vais pas m'en sortir seule !!" L'autre homme me glisse alors " c'est sa femme !"
A peine m'étais-je penchée au dessus de l'homme à terre que j'identifiais les relents d'alcool...
Pas de détresse respiratoire, aucune blessure.. il répondait à mes questions d'une manière vaseuse mais ne se relevait pas.... ivre mort...
Puis la femme me dit "ne vous inquiétez pas.. j'ai l'habitude.. merci quand même..!"
L'habitude...
Je suis repartie... ne pouvant m'empêcher de penser que l'alcool crée de sacrés dégâts.
Ce couple lambda, au demeurant comme vous et moi, dont un des deux se retrouve en pleine matinée, étalé au beau milieu d'un parking, tandis que l'autre, essaye de gérer la situation.
Alcoolisme chronique ou pas je ne saurai jamais ce qu'à poussé ce quinqua à se retrouver alcoolisé à ce point.. ne saurai jamais si il est dans le déni, si il pense parfois auprès de ses enfants ou de ses proches pouvoir donner le change... si il a conscience qu'il s'agit d'une vraie pathologie...
11 commentaires:
L'alcoolisme d'un proche est une chose affreuse à vivre et laisse souvent l'entourage très indifférent. Je ne le souhaite à personne..
oh bah décidément, il t'en arrive des trucs avec ta voiture ! Dis donc, j'étais curieuse de voir quel morceau t'avais mis de Génésis... L'ai écouté en vacances juste avant qu'on me pique l'auto-radio... bizzzzz
On dit souvent que c'est une maladie et c'est vrai, mais ça peut être aussi un "vice" un grâve défaut dans lequel on se complait sans aucune honte...
Je crois que je ne pourrais jamais prendre cette "habitude". Mais je ne juge pas...
thecélinette : J'imagine oui la détresse des proches.. je ne sais pas si l'entourage est indifférent.. cependant on sait tous que pour qu'il y ait prise en charge de l'alcoolique, il faut qu'il adhère... sinon c'est l'échec assuré... et cela doit demander une incroyable motivation.. dans le cas contraire il se peut que l'entourage effectivement renonce à tenter quoi que ce soit...
Porphyre : les grands esprits... :d)
Mi-souris : à mon sens l'alcoolisme est une lente autodestruction.. (quelques soient les motifs pour lesquels on a sombré dedans..)je ne crois pas que cela soit un vice étymologiquement parlant..
C'est effectivement une pathologie "sévère"...avais un ami qui a peine sorti de clinique suite à un sevrage sautait dans le premier bar afin de siroter une bière...un cercle vicieux.Biz du jeudi
Ont-ils encore conscience de quelque chose ?Ils n'ont plus de respect pour eux ni leurs proches... juste pour l'alcool qu'ils ingurgitent tant qu'ils peuvent... triste
l'alcool donne le sourire à court terme et a petite dose...
Tiz : sévère est le mot ! et dans ce domaine rien n'est jamais gagné !
Béa : La dépendance ôte le libre arbitre...
Frangine : à petite dose !
tchin tchin !
d'accord à 100% avec Indigo.
C'est souvent, effectivement une forme de suicide lent
Oui ils ont conscience de se qui se passe, et se méprisent eux mêmes, de ne pas arriver à lutter.Ils ne méprisent pas les autres....mais la difficulté est que si on peut leur tendre la main, on ne peut pas lutter pour eux.Malheureusement, eux n'en ont pas toujours la force....
je ne sais pas ce qui peux passer par la tête d'un homme pour se saouler à ce point dès le matin... mais je ne peux qu'imaginer la détresse de sa femme...
ah ! au fait ! j'en ai une belle :
Ne laisse pas Dionysos
t'avoir jusqu'à l'os
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