28/08/2008

Imagine...


1963 le 28 août

I have a dream...

A l'occasion de la marche sur Washington, Martin Luther King ( né le 15 janvier 1929), à la tête du Mouvement des droits civiques prononce devant 250.000 personnes son célèbre discours, 'I have a dream' .


Diplômé de sociologie et de théologie, Martin Luther King devient pasteur. L'oeuvre de Gandhi ne le laissant pas indifférent, il s'en inspire et devient un adepte de la non-violence.

Ardent défenseur des droits des Noirs américains, Martin Luther King participe à la fondation de la 'Conférence des Leaders Chrétiens du Sud' et en devient rapidement le Président.

Après un voyage en Inde, il appuie la création du 'Student Non Violent Coordinating Committee'. Reconnu pour ses manifestations d'envergure nationale, ses revendications concernent l'égalité des droits et l'amélioration des conditions de vie des Noirs.

La célèbre marche surWashington du 28 août 1963, pendant laquelle il prononce le discours légendaire "I have a dream", révèle le rêve des Noirs américains, celui d'un monde sans discrimination.

Ses actions sont loin d'être infructueuses puisque Kennedy promulgue une loi sur les droits civils annihilant la ségrégation raciale dans les écoles mais aussi dans lemonde du travail . Assassiné lors d'une "marche des pauvres" le 4 Avril 1968, le combat de Martin Luther King se poursuit malgré son absence.


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J'ai un rêve : qu'un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

J'ai un rêve : qu'un jour même l'état de Mississipi, un désert étouffant d'injustice et d'oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

J'ai un rêve : que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère.

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13 commentaires:

Proserpine a dit…

La ségrégation raciale aux États-Unis fut imposée après la période de reconstruction après la guerre de Sécession (dite "Reconstruction"), qui se termine avec le Compromis de 1877 par lequel est mis fin à l'occupation des ex-Etats confédérés par les troupes du Nord. Les États sudistes mettent alors en place les lois Jim Crow qui contournent le 13e, 14e et 15e amendements à la Constitution ayant aboli l'esclavage et accordé le statut de citoyen aux Noirs américains. Après une décennie pendant laquelle la situation politique et sociale des anciens esclaves noirs s'améliora, les Noirs allaient devenir les victimes de violences illégales, d'intimidation (notamment par le Ku Klux Klan né au lendemain de la guerre, mais dont la première incarnation fut assez éphémère), puis des lois Jim Crow instaurant une véritable ségrégation raciale, comparable, par bien des aspects, au régime d'apartheid qui sera mis en place plus tard en Afrique du Sud. En 1896, la Cour suprême légitime cette nouvelle législation, en formulant la doctrine "separate but equal" ("séparés mais égaux") dans Plessy v. Ferguson.

Cette législation raciste n'a été abolie qu'avec le mouvement des droits civiques dans les années 1960, sous la pression duquel une nouvelle législation a été votée (Brown v. Board of Education en 1954, puis le Civil Rights Act et le Voting Rights Act). En 1967, la Cour suprême juge, lors de Loving v. Virginia, anti-constitutionnelles les lois interdisant les mariages mixtes entre individus de couleur différente.


Un Noir boit à un distributeur d'eau reservé aux « gens de couleur » à un terminal de tramway en 1939, à Oklahoma City.Sommaire [masquer]
1 Réglementation des relations raciales
2 Droit pénal et lynchages
3 Ségrégation économique
4 L'Église noire
5 Notes et références
6 Voir



Réglementation des relations raciales [modifier]
La décision de la Cour suprême lors de l'arrêt Plessy v. Ferguson, en 1896, officialisa la ségrégation raciale, par le gouvernement, dans les transports publics. À cette fin, elle élabora la doctrine "separate but equal" (séparés mais égaux) afin de se plier à la Clause de protection égale ("Equal Protection Clause") prévue par le Quatorzième amendement. Bien que la Cour suprême ait auparavant cassé des statuts discriminatoires de certains États, excluant les Noirs des jurys populaires, ou se prononçant systématiquement en faveur de leur affranchissement de leur statut d'esclaves, et qu'elle continua à le faire dans les années suivant Plessy v. Ferguson, elle se prononçait néanmoins en faveur de la ségrégation dans pratiquement toutes les autres sphères publiques ou privées. Elle légalisa ainsi la ségrégation scolaire en 1908 (arrêt Berrea College v. Kentucky). Beaucoup d'États, en particulier au Sud, considèrent ces jugements comme appuyant, de fait, l'ensemble des lois Jim Crow mis en place au lendemain de la Reconstruction. D'esclaves, les Noirs américains étaient devenus des citoyens de seconde zone, qui ne pouvaient pas aller aux mêmes écoles que les Blancs, prendre le bus avec eux, ou boire dans la même fontaine. Dans beaucoup de villes, ils ne pouvaient pas plus partager un taxi avec des Blancs, ou entrer dans un bâtiment par la même porte que les Blancs. Ils étaient enterrés dans des cimetières distincts, et ne pouvaient pas jurer sur la même Bible. Ils étaient aussi exclus des restaurants, des bibliothèques, des jardins publics (où l'on pouvait lire des signes tels que "Negroes and dogs not allowed", "les Nègres et les chiens ne sont pas admis"). Les Noirs devaient systématiquement s'effacer devant les Blancs, en laissant le passage dans la rue, tandis que sous aucun cas un homme noir ne pouvait regarder dans les yeux une femme blanche. On les appelait "Tom" ou "Jane", mais jamais Monsieur, Madame ou Mademoiselle.

Bien que la Cour suprême ait déclaré anti-constitutionnelle le fait de priver de droits civiques les Noirs, ceux-ci étaient de fait privés du droit de vote, à l'aide de "primaires blanches", d'un système de cens électoral, d'examens d'alphabétisation, de punitions économiques, de manipulations électorales de toutes sortes, et enfin d'une utilisation ciblée de la violence afin de les décourager de s'enregistrer sur les listes électorales.


Droit pénal et lynchages [modifier]

Carte postale représentant le lynchage de Lige Daniels, 16 ans, au Texas, le 3 août 1920.Malgré l'arrêt de la Cour suprême dans Strauder v. West Virginia de 1880, qui interdisait l'exclusion des Noirs américains des jurys populaires, ceux-ci étaient systématiquement écartés de ces fonctions. Ils étaient par conséquent laissés à la merci du système judiciaire blanc. Dans certains États, tel l'Alabama, l'État utilisait le système pénal afin de rétablir une sorte de servage, en condamnant les hommes noirs à des années d'emprisonnement, durant lesquels ils travaillaient gratuitement pour des employeurs privés tels que la Tennessee Coal, Iron and Railroad Company, une filiale de la United States Steel Corporation, qui payait l'État en échange de leur travail forcé.

Les punitions imposées hors du système judiciaire étaient encore plus brutales. Des milliers de Noirs ont été victimes du lynchage par des Blancs s'auto-proclamant "justiciers", parfois avec l'aide explicite de responsables officiels, dans les États du Sud et au-delà. Ces lynchages se transformaient parfois en véritables pogroms, ainsi lors des émeutes raciales d'Elaine en 1919 ou des émeutes raciales de Tulsa en 1921. Les coupables de telles exactions se sentaient à ce point à l'abri de toute poursuite judiciaire qu'ils prenaient souvent des photographies de leurs victimes, et en faisaient des cartes postales.

Le Ku Klux Klan, qui avait à peu près disparu après une apparition brève mais brutale au début de la Reconstruction, se reforma en 1915, en partie sous l'influence du film de David Griffith, Birth of a Nation, qui exaltait le premier Klan. Ils combinaient la rhétorique raciste à la xénophobie envers les immigrants, l'antisémitisme, l'anti-Catholicisme et l'anti-syndicalisme. À ces discours violents, ils ont ajouté l'usage systématique du lynchage et de mises en scènes spectaculaires (croix incendiées dans les quartiers noirs, etc.) visant à instaurer un véritable climat de terreur sur la population noire. Le lynchage de Thomas Shipp et d’Abram Smith, en 1930 dans l'Indiana, inspira la chanson Strange Fruit composée par Abel Meeropol (sous pseudonyme), un artiste et sympathisant communiste qui adopta les enfants des époux Rosenberg après leur exécution en 1953. Reprise par l'Afro-américaine Billie Holiday en 1939 à New York, la chanson, qui constituait un réquisitoire émouvant contre les multiples cas de lynchage dans le Sud, devint un hit populaire pendant la Seconde Guerre mondiale. Toujours dans les années 1930, le New dance group se bat contre la ségrégation et dénonce le lynchage des Noirs dans le Sud[1].


Ségrégation économique [modifier]
Outre priver les Noirs de tout droit civique et de toute possible participation à l'espace public, la société WASP maintenait aussi les Noirs dans une position subalterne au niveau économique. Les fermiers Noirs étaient souvent liés aux propriétaires terriens, souvent cantonnés au statut de tenanciers. Dans le secteur secondaire, les employeurs et les syndicats leur réservaient les tâches les plus pénibles et les moins bien payées. Des fonctions modestes, tels que travailler chez la compagnie de wagon-lit Pullman Porter ou être portier d'hôtel, devinrent des positions enviables aux yeux de la majorité des Noirs, car ils offraient une relative stabilité de l'emploi et un salaire correct. Les lois Jim Crow excluaient les Noirs de nombre secteurs de la vie économique, menant à la création d'un véritable "marché noir" au sens propre du terme: une presse noire surgit au Nord, tandis que les propriétaires noirs de compagnies d'assurances pour noirs, ou de services de croquemort pour noirs, devinrent de véritables notables au sein de la société noire.


L'Église noire [modifier]
De même, la vie religieuse s'organisa selon ces nouvelles données ségrégatives. Le rôle des Églises noires allait bien au-delà du simple culte religieux : ils servaient aussi comme lieu de rassemblement communautaire, de coopératives économiques, et de tribunaux populaires afin de régler les conflits de manière autonome. La plupart des Églises noires, néanmoins, refusait de confronter frontalement la domination blanche, et s'abstenait officiellement de toute politique. De nouveaux mouvements religieux, tels que la "Holiness tradition", ou le mouvement pentecôtisme qui se scinda selon les nouvelles divisions de couleur, renforcèrent l'apolitisme et le quiétisme de la plupart des Noirs pratiquants.

indigo a dit…

Je te décerne le prix Indigo du plus long "copier-coller"... :d)
Grâce à toi, nul ne sortira de cette bulle sans connaitre sur le bouts des doigts tout sur la ségrégation raciale...
Je suis ébahie de lire que les noirs ne juraient pas sur la même bible que les blancs et qu'ils avaient des cimetières distincts... en plus de tout le reste bien sur...
Tu vois ma poule.. la phrase d'Einstein.. eh ben je pense qu'en ce domaine, elle a toujours été d'actualité et le restera ... parce qu'il y a encore tellement à faire !!!

Anonyme a dit…

dommage que ça ne soit qu'un rêve car y a encore bcp à faire !
bizou la miss

Anonyme a dit…

Rêve et...espoir.
Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons.
[Martin Luther King]
Bonne journée.Bizzz

Chantilly a dit…

compliments pour le post, très intéressant et compliments à porphyre pour toutes ces informations.
bravo!

indigo a dit…

Angelyz : contente de ton passage :d)
oui.. 21 ème siècle et y'a encore à faire !

Tiz : suis jalouse de pas l'avoir trouvée celle là ! :d)
parce qu'elle m'interpelle bien...
biz


Chantilly : ravie que cet "anniversaire"
parle à quelques uns ! bienvenue à toi !

Anonyme a dit…

Un article très interressant..
bisous étoilés ma beauté..

Anonyme a dit…

ah ce discours... c'est le plus beau texte de la langue anglaise ! je l'avais appris par coeur quand j'étais au collège et auhourd'hui encore, rien que le titre me fout la chaire de poule !
je préfère la version anglaise... mais bon, ce n'est pas mal non plus de dire aux gens ce que ça signifie !

Anonyme a dit…

Oui, je sais que vous ne vivez pas ensemble, mais je croyais que cela vous ferez plaisir que vos 2 noms soient associés. Je vais corriger ce petit défaut tout de suite...
Amitié ! La Souris ...

Anonyme a dit…

J'ai aussi oublié de dire que je ne connaissais pas cette anecdote sur Elvis et sa choriste mais je serai la plus heureuse des fans si je la trouvais ! Je vais rechercher sur les sites spécialisés ! Bises.

Anonyme a dit…

et au coeur de cette célébration (bravo à toi, d'ailleurs), un Obama, Barak de son prénom, s'efforce de faire fructifier l'héritage pour faire du neuf en Amérique. Aura-t-il la grandeur de l'autre ?

indigo a dit…

Etoile : bisous à toi !

réa : ce discours clamé avec tant de conviction est inscrit dans l'histoire.. oui.. il file la chair de poule !

Mi-souris : si tu trouves.. tu vas te régaler !

Olivier : bienvenue ici !
En fait je me demande si Obama se sent "missionné" en tant qu'héritier de M.L. King ou bien s'il ne vise qu'une Présidence..
Quoi qu'il en soit.. si il passe.. souhaitons qu'il fasse avancer un peu les choses.
Au moment où j'écris ça je me dis qu'il est pathétique au 21ème siècle de l'écrire...encore...! :d)

Anonyme a dit…

si seulement on avait tous le même réve....


I
l n'existe que deux choses infinies, l'Univers et la bêtise humaine... mais pour l'Univers, je n'en ai pas la certitude absolue. - Einstein -

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